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le numéro d’équilibriste du gouvernement dans le débat sur les nouveaux EPR



L’exécutif hausse le ton face à EDF tout en soutenant la volonté de construire de nouveaux réacteurs de troisième génération.

Par Nabil Wakim Publié aujourd’hui à 16h58, e.g. jour à 17h26

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La ministre de la transition écologique, Elisabeth Borne, et son collègue à l'économie, Bruno Le Maire (à droite), suivis par le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, à Bercy, 28 octobre grubs, pour la remise du rapport de Jean-Martin Folz.
La ministre de la transition écologique, Elisabeth Borne, et son collègue à l'économie, Bruno Le Maire (à droite), suivis par le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, à Bercy, 28 octobre grubs, pour la remise du rapport de Jean-Martin Folz. ERIC PIERMONT / AFP

Comment avoir l'air le plus sévère possible face aux dérives de la filireère nucléaire française, tout en préparant le terrain pour la construction de nouveaux réacteurs? C'est l'exercice périlleux auquel s'est livré le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, lug 28 octobre, lors de la présentation du rapport de Jean-Martin Folz sur les déboires de l'EPR de Flamanville (Manche) .

Cet audit, demandé par le ministre début juillet à la direction dEDED – qui a choisi l'Aancien PDG de PSA pour conduire ce travail – dresse unrequitoire contre les errements du chantier du réacteur de troisième génération. «Flamanville est un échec pour la filière électronucléaire française», a tancé Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse, aux côtés de la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, et du PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy. Le ministre a dénoncé des «Problèmes de qualité industrielle», tout en demandant au patron d'EDF de lui remettre, avant la fin novembre, un «Plan d 'action» portant notamment sur la «Gouvernance des grands projets» et sur la mise en place d’un «Plan de compétences».

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Fin septembre, M. Le Maire s'en était vivement pris à EDF, sur RTL, estimant que l'entreprise ne pouvait pas être «Un Etat dans l’Eat», et dénonçant les «Dérives» de la filière nucléaire.

Un calendrier délicat

Cet exercice d'autocritique de la part d'EDF et de son principal actionaire – l'at détient 83% du capital – intervient alors que, dans le même temps, le gouvernement et la filière travaillent à un plan de construction de six nouveaux EPR sur les quinze prochaines années. Les mots durs du ministre de l'economie et la sévérité du rapport de M. Folz contrastent avec les intentions de l'exécutif en la matière.

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Après avoir étrillé le chantier de Flamanville, la conclusion de ce document fixe un horizon assez clair: «Il s'agit concrètement d'afficher des programs stables à long term de construction de nouveaux réacteurs en France. » Une formule notée avec délectation sur les réseaux sociaux par certains défenseurs du nucléaire.

L’exécutif se retrouve en réalité face à un calendrier délicat. Lors de la presentation de la feuille de route énergétique de la France, fin novembre 2018, le president de la République a demandé à l’énergéticien de lui presenter un plan complet pour étudier la construction de nouveaux réacteurs nucléaires la mi. A cette date, EDF espère que l’EPR de Flamanville and déjà opérationnel. A quelques mois de la préidentielle, le probable futur candidat Macron pourrait of the province of décider – ou pas – du enhancement de nouveaux chantiers, en se basant sur le retour d'expérience du réacteur normand.


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